Ingrid Betancourt aujourd'hui et d'autres hier ont subi la prison, le chantage, la terreur aveugle des groupuscules ou gouvernements fantoches alliés du terrorisme.
Prague, Tripoli, Téhéran, Kaboul... Tant d'autres villes, tant d'autres pays, tant d'autres hommes, tant d'autres peuples-otages, tant d'autres minorités-otages, tant d'autres laissés pour compte.
Nous devons réagir contre ce chancre - la prise d'otages lâcheté suprême qui se répand chaque jour davantage sous couvert de légitimité politique.
Nous sommes tous atteints en tant qu'homme. L'absence de réponse politique et technique de nos démocraties qui ont tendance à ployer l'échine et ne pas reconnaitre l'importance du fléau , entraine de nouveaux actes de barbarie. Un preneur d'otages chasse l'autre.
L'indignation nous secoue. Il ne faut pas que ces crimes, dans la fragilité de l'actualité, nous fasse oublier que la prise d'otages ressortira toujours au domaine de l'intolérable absolu.